Après l'attentat commis sur un marché de Noël à Berlin, Anis Amri serait passé par les Pays-Bas, rapporte LCI ce mercredi matin. Avant d'arriver à Milan, où il a été abattu, le terroriste aurait relié la gare routière de Sloterdijk à Amsterdam à la gare ferroviaire de Lyon-Part-Dieu. Ce trajet d'une quinzaine d'heures, il l'aurait effectué à bord d'un car de la société Flixbus.

Sur base d'une analyse des itinéraires potentiels suivis par Anis Amri pour rallier Lyon-Part-Dieu depuis Amsterdam Sloterdijk, via la compagnie Flixbus , plusieurs facteurs peuvent nous amener à penser que le Tunisien de 24 ans serait passé par la Belgique dans sa fuite.

Tout d'abord, il est impossible de faire un trajet direct entre Amsterdam et Lyon-Part-Dieu. Il y a toujours une correspondance à prendre.

Ensuite, la correspondance varie selon le bus pris mais, dans la majorité des cas, celle-ci se prend à la Porte Maillot à Paris. Cela induirait donc qu'Anis Amri a traversé la Belgique pour rejoindre la capitale française.

Le terroriste pourrait même s'être arrêté à Bruxelles, puisque l'une des correspondances se situe à la gare du Nord.

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Via Flixbus, d'autres correspondances peuvent être prises en Allemagne (Düsseldorf, Francfort ou encore Leverkusen), mais il est peu probable que le terroriste ait pris le risque de repasser par le pays qu'il tentait de fuir.

Son identité n'aurait jamais été contrôlée lors du trajet et son sac jamais fouillé, alors que le tueur de Berlin était armé.

Cette manière de voyager en rappelle une autre : après l'attentat au musée juif de Bruxelles, Mehdi Nemmouche avait pris un bus de la capitale belge jusqu'à Marseille. C'est à son arrivée dans la ville française que les douaniers l'avaient arrêté.


Le parquet fédéral réagit

Le parquet fédéral belge ne fait aucun commentaire sur une éventuelle enquête à ce sujet. "L'enquête est entre les mains des autorités allemandes", déclare le porte-parole du parquet, Eric Van Der Sypt. Le parquet fédéral belge ne souhaite pas faire de commentaire sur une éventuelle enquête sur un passage d'Anis Amri dans le plat pays. "Chaque enquête que nous mènerions s'effectuerait sur base d'une commission rogatoire de l'Allemagne. Toute communication sur l'enquête se fait ainsi par les autorités allemandes", explique le porte-parole du parquet, Eric Van Der Sypt.