Comme l'on pouvait s'y attendre après le dernier sommet européen sur le Brexit, la possibilité de pouvoir renégocier son "contrat" avec l'Union européenne est en train de faire tache d'huile en Europe. Après Marine Le Pen qui souhaite entamer le même processus de renégociation que le Royaume-Uni pour la France, d'autres initiatives anti-européennes sont lancées.

C'est le cas aux Pays-Bas, où la fronde est menée par le parti d'extrême droite PVV (Partij Voor de Vrijheid - Parti Pour la Liberté) et son leader Geert Wilders. Et comme ailleurs, cette idée de sortie de l'Union reprend un nom qui sonne comme un refrain : "Nexit" (contraction de "Netherlands" et "Exit"). Depuis quelques jours, une pétition circule, demandant à l'Etat néerlandais d'organiser un référendum sur la sortie ou non de l'UE. Et cette pétition n'est pas une bouteille à la mer comme on pourrait le penser.

En effet, depuis le 1er juillet 2015, les citoyens néerlandais peuvent, en cas de pétition réunissant 300.000 signatures, imposer à l'Etat d'organiser un référendum. En revanche, le gouvernement n'est pas obligé de tenir compte du résultat du vote. Cette pétition pour l'organisation d'un référendum sur le Nexit a été lancée le 22 février et sera en ligne jusqu'au 22 mai. Ce jeudi soir, elle avait réuni 13.600 signatures sur les 300.000 nécessaires, soit à peine 4% de l'objectif.

Un sondage réalisé en février montre que 53% des Néerlandais souhaitent un référendum sur le sujet du Nexit contre 44% de citoyens opposés et 4% de sans avis. Mais si une majorité de Néerlandais est pour la tenue du référendum, seuls 43% des votants seraient pour la sortie de l'Union contre 44% qui souhaiteraient y rester et 13% de sondés sans avis.