Gulbahar Haitiwaji, de retour de l’enfer des camps de rééducation chinois: "J’ai été emportée dans le tourbillon fou de la Chine"

Gulbahar Haitiwaji, ingénieure ouïghoure, a été envoyée en prison et en camp de rééducation au Xinjiang. Pour rien. Libérée, elle livre un témoignage de première main, malgré les risques encourus.

Gulbahar Haitiwaji, de retour de l’enfer des camps de rééducation chinois: "J’ai été emportée dans le tourbillon fou de la Chine"
©Emmanuelle Marchadour
Comment, à ceux qui l’aiment, raconter les chaînes aux pieds et aux poignets, la cagoule puante sur la tête, le bourrage de crâne, la malnutrition, la violence des policiers, les centaines d’heures d’interrogatoire, les injections d’on-ne-sait-quoi, le défilé de zombies aux visages cernés ? Gulbahar Haitiwaji est originaire du Xinjiang, la grande région de l’ouest de la Chine où les autorités communistes ont mis en place une politique de répression massive visant à "rééduquer" les Ouïghours, à les assimiler à la population dominante, à les acculturer. En ce 21 août 2019, elle vole vers la France, où l’attendent...

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