Après le coup d'Etat, l'UE élargit sa liste des sanctions en Birmanie

Les ministres des Affaires étrangères des Etats de l'UE ont adopté lundi de nouvelles sanctions contre des personnes et entités liées au coup d'état militaire qui a eu lieu en Birmanie le 1er février dernier.

Après le coup d'Etat, l'UE élargit sa liste des sanctions en Birmanie
©AFP

Huit personnalités sont ajoutées à la liste des personnes visées par l'UE, dont plusieurs membres du gouvernement institué par la junte à la suite de sa prise de pouvoir, via le "Conseil d'administration de l'Etat" dirigé par le commandant en chef Min Aung Hlaing. Le ministre de l'Intérieur Soe Htut, celui des transports et de la communication Tin Aung San, le ministre des ressources naturelles et de la protection de l'environnement Khin Maung Yi, le ministre de la planification, des finances et de l'industrie Win Shein et le ministre des frontières Tun Tun Naung, sont ajoutés. Le vice-ministre de l'information et porte-parole du Conseil d'administration de l'État, le vice-ministre de la défense et la nouvelle procureure générale également. La plupart sont des militaires.

Quatre entités détenues par l'État ou contrôlées par les forces armées, et qui "contribuent directement ou indirectement aux recettes ou aux activités de l'armée" sont également ajoutées aux sanctionnés. Ce sont plus précisément des entreprises contrôlées par l'Etat actives dans l'exploitation, la transformation et l'exportation de bois (Myanmar Timber Enterprise et Forest Products Joint Venture Corporation Limited) ou les pierres précieuses (Myanmar Gems Enterprise), ainsi qu'une ONG de vétérans de la Tatmadaw (forces armées). Cette 'Myanmar War Veterans Organization' "organise des rassemblements en faveur du régime et recourt aux milices populaires, soutenant ainsi la Tatmadaw dans ses activités portant atteinte à la démocratie et à l'état de droit au Myanmar", note le règlement adopté.

En touchant aux secteurs du bois et des gemmes, les 27 souhaitent limiter la capacité de la junte à tirer profit des ressources naturelles du pays. Les avoirs de ces entités en UE sont gelés et elles ne peuvent pas être financées depuis l'Union. Les personnes visées sont quant à elles également interdites d'entrée dans l'UE.

Quarante-trois personnes et six entités sont désormais visées par de telles mesures restrictives de l'UE en lien avec le coup d'Etat militaire en Birmanie, la répression violente de manifestations pacifiques ainsi que des violations des droits de l'homme commises contre les Rohingyas et d'autres minorités ethniques.

Sur le même sujet