Afghanistan: un nouveau vol d'évacuation est parti de Kaboul avec une Belge à bord

Un nouvel avion a quitté vendredi l'aéroport de Kaboul, en Afghanistan, avec une Belge à son bord, ont confirmé les Affaires étrangères à Belga.

Afghanistan: un nouveau vol d'évacuation est parti de Kaboul avec une Belge à bord
© AP
Belga/AFP

Jeudi, un premier vol d'évacuation -depuis la fin du pont aérien- avait rejoint la capitale qatarie avec plus d'une centaine de passagers. L'avion de vendredi était arrivé plus tôt dans la journée avec des fournitures de secours. On ignore combien de personnes au total se trouvent à bord. Les Affaires étrangères savent actuellement qu'une ressortissante belge figure parmi les passagers.

Quarante-neuf ressortissants français et membres de leurs familles ainsi que sept Néerlandais se trouvent également dans l'avion. Tout comme une trentaine de citoyens américains et résidents permanents

Jeudi, un avion avait décollé de l'aéroport de Kaboul pour la première fois depuis la fin du pont aérien occidental et le départ des Américains d'Afghanistan fin août. À bord se trouvaient 113 personnes, pour la plupart des Afghans ayant une double nationalité, notamment américaine, ukrainienne, canadienne ou allemande. Treize ressortissants britanniques et 13 ressortissants néerlandais se trouvaient également à bord.

L'annonce de la reprise des vols a attiré vendredi quelques Afghans aux abords de l'aéroport. Une femme, avec des enfants portant chacun un sac à dos, a parlé avec des talibans pour qu'ils la laissent entrer dans l'enceinte. "Si je ne peux pas partir, tuez-moi juste", leur a-t-elle dit, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Des milliers d'Afghans, effrayés par le retour des talibans ou en quête d'une vie meilleure en Occident, s'étaient massés après la mi-août autour de l'aéroport dans l'espoir de monter à bord de l'un des vols du gigantesque pont aérien organisé par les États-Unis et d'autres pays, qui a permis d'évacuer plus de 123.000 personnes.

Les évacuations s'étaient déroulées dans une confusion extrême et avaient été marquées par un attentat sanglant, revendiqué par le groupe État islamique, qui avait fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains.

Sur le même sujet