La joueuse de tennis dont on restait sans nouvelle et qui avait accusé de viol un dirigeant chinois serait "en sécurité"

Le patron de la WTA, l'association des joueuses professionnelles de tennis, Steve Simon a affirmé au New York Times lundi que Peng Shuai était "en sécurité".

La joueuse de tennis dont on restait sans nouvelle et qui avait accusé de viol un dirigeant chinois serait "en sécurité"
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La joueuse Chinoise n'a plus donné signe de vie après avoir accusé de viol un dirigeant de son pays. "Nous avons reçu confirmation, de plusieurs sources, dont l'association chinoise de tennis, qu'elle est en sécurité et n'est pas sous une emprise physique", a déclaré Steve Simon au journal américain, admettant cependant que personne liée à la WTA, que ce soit des officiels ou des joueuses, n'ont pu confirmer directement son statut.

"De ce que je peux comprendre, elle est à Pékin, mais je ne peux pas le confirmer parce que je ne lui ai pas parlé directement", a ajouté Simon.

L'ancienne N.1 mondiale en double Peng Shuai, 35 ans, a accusé sur les réseaux sociaux un ancien haut dirigeant communiste de l'avoir contrainte à une relation sexuelle, avant d'en faire sa maîtresse.

Cette accusation explosive avait été brièvement postée le 2 novembre sur le compte Weibo (un équivalent de Twitter) officiel de la joueuse spécialiste du double et lauréate notamment du tournoi de double de Roland-Garros en 2014.

Dans un long texte, Peng Shuai affirmait avoir eu, il y a trois ans, un rapport sexuel forcé avec l'ancien vice-Premier ministre Zhang Gaoli, qui a été de 2013 à 2018 l'un des hommes politiques les plus puissants de Chine.

Si la censure avait rapidement fait disparaître le message de l'internet chinois, des captures d'écran s'étaient néanmoins répandues comme une traînée de poudre.

Depuis, la joueuse n'a pas communiqué ou fait d'apparition publique, et Zhang Gaoli n'a pour sa part jamais réagi publiquement à ses accusations.

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