La Corée du Nord qualifie d'"insulte" le boycott diplomatique des JO

Le boycott diplomatique des Jeux olympiques d'hiver à Pékin par les Etats-Unis et certains de leurs alliés est une "insulte" à l'esprit olympique, ont affirmé vendredi les médias d'Etat en Corée du Nord.

La Corée du Nord qualifie d'"insulte" le boycott diplomatique des JO
©Shutterstock
AFP

Selon l'agence officielle KCNA, les autorités sportives nord-coréennes ont envoyé une lettre à leurs homologues chinoises pour condamner ce boycott diplomatique, en vertu duquel les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et le Royaume-Uni n'enverront pas de représentants officiels à Pékin, même si leurs sportifs participeront bien aux compétitions.

Washington a justifié cette mesure par la situation des droits humains en Chine.

"Les Etats-Unis et leurs forces vassales dissimulent de moins en moins leurs initiatives contre la Chine pour empêcher le succès de l'ouverture des Jeux olympiques", affirme la lettre citée par KCNA.

Ces actes constituent "une insulte à l'esprit de la Charte internationale olympique", poursuit le texte.

La Corée du Nord est le seul pays à s'être volontairement maintenu à l'écart des Jeux olympiques d'été à Tokyo l'an dernier, officiellement par crainte du Covid-19.

En réaction, le Comité international olympique (CIO) a infligé en septembre une suspension à la Corée du Nord, qui ne peut donc participer aux Jeux d'hiver à Pékin. Le CIO avait expliqué à l'époque que Pyongyang avait rejeté toutes ses propositions, y compris la fourniture de vaccins aux sportifs nord-coréens, pour participer aux JO de Tokyo en toute sécurité.

La lettre décrit l'absence de la Corée du Nord comme la conséquence de la pandémie et de l'action de "forces hostiles", sans citer lesquelles et sans mentionner la sanction infligée par le CIO.

L'absence de la Corée du Nord aux Jeux de Pékin contrastera fortement avec sa présence très remarquée lors des précédents Jeux d'hiver, en 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud. La soeur du leader nord-coréen Kim Jong Un avait assisté à certaines épreuves, et le président sud-coréen Moon Jae-in avait saisi cette occasion pour essayer de faire avancer le rapprochement entre Pyongyang et Washington.

Sur le même sujet