La désignation du nouveau dirigeant de Hong Kong "viole les principes démocratiques", dénonce l'UE

La désignation à la tête de Hong Kong de John Lee, qui avait supervisé la répression du mouvement pro-démocratie, "viole les principes démocratiques et le pluralisme politique", a dénoncé dimanche le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell.

La désignation du nouveau dirigeant de Hong Kong "viole les principes démocratiques", dénonce l'UE
©AFP

L'Union européenne a regretté dimanche la manière dont a été désigné le nouveau chef de l'exécutif hongkongais, John Lee, le chef de la diplomatie européenne parlant de "violation des principes démocratiques et du pluralisme politique". Le processus de "sélection" du nouveau dirigeant est "une autre étape dans le démantèlement du principe 'un pays, deux systèmes'", ajoute Josep Borrell dans une déclaration publiée dimanche. John Lee, ex-chef de la sécurité du territoire, a été élu dimanche lors d'une élection qui n'était qu'une formalité. Un peu moins de 1.500 personnes formaient le comité électoral, tous des "patriotes" fidèles à Pékin.

L'année dernière, la Chine a imposé une réforme électorale au territoire semi-autonome, qui dans les faits réduit presque à néant la liberté de mouvement de l'opposition pro-démocratique. Pékin a ainsi resserré son étau après le grand mouvement citoyen de protestation démarré en 2019.

Josep Borrell y fait référence dans sa déclaration, dimanche, indiquant que "le nombre de votants du comité électoral a été substantiellement réduit par la réforme électorale (environ 0,6% des habitants sont habilités à voter pour élire ce comité, qui lui-même désigne le dirigeant, NDLR), ce qui affaiblit encore les éléments démocratiques déjà limités dans la gouvernance de Hong Kong, et va à l'encontre des engagements d'une plus grande représentativité inscrits dans la Basic Law (la mini-Constitution de Hong Kong, NDLR)".

L'UE "attache une grande importance à la préservation du haut degré d'autonomie de Hong Kong (...) en ligne avec la Basic Law et les engagements internationaux", ajoute encore l'Espagnol, qui rappelle que le "but ultime" est d'y atteindre le suffrage universel.