"Progrès remarquables" dans les travaux à la centrale de Fukushima, d'après l'AIEA

Des "progrès remarquables" ont été faits dans le démantèlement de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima accidentée en 2011 par un tsunami, a estimé jeudi le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, après une visite sur place. Afin de contrôler les travaux réalisés, "nous allons être ici avant, pendant et après le processus" de déstructuration de ces installations qui devrait durer des décennies et a rencontré diverses difficultés, en particulier l'accumulation d'eau contaminée, a-t-il déclaré.

"Progrès remarquables" dans les travaux à la centrale de Fukushima, d'après l'AIEA
©AFP

"On est dans l'avant et ça se passe bien", a souligné M. Grossi, qui effectue un déplacement de deux jours au Japon, se disant "vraiment impressionné par les progrès remarquables qui, malgré la pandémie, ont été réalisés ces deux dernières années".

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre sous-marin au large de la côte orientale du Japon a déclenché un raz-de-marée qui a submergé les systèmes de refroidissement de plusieurs réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi et provoqué le pire accident nucléaire depuis celui survenu en avril 1986 à Tchernobyl, en Ukraine.

Un travail minutieux devra notamment être accompli à l'avenir pour extraire des réacteurs endommagés le combustible ayant fondu.

A plus court terme, il faut enlever du site plus d'un million de tonnes d'eau actuellement stockées dans d'énormes réservoirs.

Le gouvernement japonais a approuvé un plan visant à rejeter cette eau dans l'océan après l'avoir traitée pour en particulier éliminer presque tous les radionucléides qu'elle contient.

Ce processus a reçu le feu vert de l'AIEA, une agence de l'ONU, et, cette semaine, de l'Autorité de réglementation nucléaire du Japon.

Dans un message vidéo tweeté de Fukushima, M. Grossi a insisté sur le fait que le rejet de cette eau se ferait "en pleine conformité avec les normes internationales et qu'il ne causerait donc aucun dommage à l'environnement".

Mais ce plan a suscité l'inquiétude des communautés locales de pêcheurs préoccupées par la réputation de leurs prises, et des critiques de la part de la Chine et de la Corée du Sud.

La catastrophe de 2011 dans le nord-est du Japon a fait environ 18.500 morts ou disparus, la plupart de ces personnes ayant péri dans le tsunami lui-même.

Des dizaines de milliers d'habitants des environs de la centrale de Fukushima ont reçu l'ordre d'évacuer leur logement ou ont choisi de le faire.

Environ 12% de la région avait officiellement été déclarée dangereuse, mais les zones interdites ne couvrent désormais que 2,4% du territoire de la préfecture, bien que la population de nombreuses villes reste très inférieure à ce qu'elle était avant le drame.