Au Pakistan, le bilan des terribles inondations grimpe à 1.061 morts : "L'Indus est en pleine crue"

Le sud du Pakistan, particulièrement touché par les inondations qui ont déjà fait plus de 1.000 morts dans le pays, se prépare à un nouveau déluge dans les prochains jours, provoqué par les crues des rivières.

AFP

Les inondations provoquées par les pluies de mousson débutées en juin ont fait au moins 1.061 morts au Pakistan, selon le dernier bilan publié lundi par l'Autorité nationale de gestion des catastrophes (NDMA). Selon la NDMA, 28 personnes sont décédées au cours des dernières 24 heures mais les autorités tentaient toujours d'atteindre des villages isolés situés dans des zones montagneuses au nord du pays ce qui pourrait encore faire grimper le bilan.

Alimenté par des dizaines de rivières et de ruisseaux de montagne sortis de leur lit à la suite de pluies record et de la fonte des glaciers, l'Indus, fleuve qui traverse la province du Sindh dans le sud du pays, ne cesse de grossir. "L'Indus est en pleine crue", confirme le responsable de l'imposant barrage datant de l'époque coloniale, situé près de la ville de Sukkur, où vivent quelque 500.000 habitants.

Les vannes ont été ouvertes pour faire face à un débit de plus de 600.000 m3 par seconde, a précisé le responsable. Les autorités ont prévenu que des torrents d'eau devraient atteindre la province du Sindh dans les prochains jours, aggravant les difficultés de millions de personnes déjà touchées par les inondations.

Les responsables pakistanais attribuent ces intempéries dévastatrices au changement climatique, affirmant que le Pakistan subit les conséquences de pratiques environnementales irresponsables ailleurs dans le monde.

Plus de 33 millions d'habitants, soit un Pakistanais sur sept, ont été touchés par les inondations et près d'un million de maisons ont été détruites ou gravement endommagées, selon le gouvernement.

La NDMA a indiqué que plus de 80.000 hectares de terres cultivables avaient été ravagées et plus de 3.400 kilomètres de routes et 157 ponts emportés par les eaux.

La mousson, qui dure habituellement de juin à septembre, est essentielle pour l'irrigation des plantations et pour reconstituer les ressources en eau du sous-continent indien. Mais elle apporte aussi chaque année son lot de drames et de destructions.