Iran: l'ONU organise une session d'urgence consacrée à "la détérioration des droits humains" le 24 novembre

Cette décision a été prise après une requête en ce sens vendredi soir des ambassadeurs d'Allemagne et d'Islande aux Nations unies à Genève.

<p>Photo obtenue par l'AFP hors d'Iran le 21 septembre 2022 d'une manifestation à Téhéran après la mort de Mahsa Amini en détention</p>

Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a annoncé lundi qu'il tiendrait une session d'urgence le 24 novembre sur la situation en Iran, secoué par des semaines de manifestations réprimées par les autorités.

Le Conseil a indiqué qu'une session spéciale consacrée à "la détérioration de la situation des droits humains" en Iran serait organisée le 24 novembre à Genève (Suisse).

Cette décision a été prise après une requête en ce sens vendredi soir des ambassadeurs d'Allemagne et d'Islande aux Nations unies à Genève.

Le soutien de 16 des 47 Etats membres du Conseil des droits de l'homme - plus d'un tiers - est nécessaire pour convoquer une session spéciale en plus des trois sessions régulières organisées chaque année.

Pour le moment, 44 pays, dont 17 membres du Conseil, ont approuvé la demande germano-islandaise, selon l'instance.

Cette initiative fait suite à huit semaines de manifestations en Iran, déclenchées par la mort de Mahsa Amini, 22 ans, après son arrestation pour avoir enfreint les règles vestimentaires très strictes, inspirées par la charia, qui s'appliquent aux femmes dans le pays.

Au moins 326 personnes ont été tuées lors de la répression des manifestations, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée à Oslo. Les protestations ont évolué en un vaste mouvement contre la théocratie qui dirige l'Iran depuis la chute du shah en 1979.

Des milliers de manifestants pacifiques ont également été arrêtées, selon des experts en droits humaines de l'ONu, dont de nombreuses femmes, des enfants, des avocats, des militants et des journalistes.