Les talibans ont jugé prématuré vendredi de parler d'une reprise des pourparlers avec les Etats-Unis interrompus en septembre, comme l'a annoncé la veille Donald Trump lors d'une visite surprise sur une base américaine en Afghanistan. "Il est beaucoup trop tôt pour parler d'une reprise des discussions à ce stade", a affirmé à l'AFP Zabihullah Mujahid, un porte-parole des talibans, en affirmant que son mouvement "apportera sa réaction officielle (à l'annonce de M. Trump) plus tard".

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Jeudi soir M. Trump avait déclaré que "les talibans veulent un accord, et nous les rencontrons. Nous leur disons qu'il faut un cessez-le-feu, ils ne voulaient pas de cessez-le-feu, et maintenant ils veulent un cessez-le-feu". "Je pense que ça va sûrement marcher comme ça", a-t-il déclaré après une rencontre avec son homologue, le président Ashraf Ghani, sur la base aérienne de Bagram, à 80 km au nord de Kaboul.

"Nous resterons tant que nous n'aurons pas d'accord ou jusqu'à ce qu'on ait une victoire totale, et ils veulent vraiment trouver un accord", a encore ajouté le président américain.

Il a confirmé vouloir réduire le nombre de soldats américains sur place à 8.600, contre 13.000 à 14.000 aujourd'hui. "Nous pouvons aller encore beaucoup plus loin que ça", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

"Les deux côtés ont souligné que si les talibans étaient sincères dans leur volonté d'obtenir un accord de paix, ils devaient accepter un cessez-le-feu", a tweeté Ashraf Ghani après le départ de son homologue. "Nous avons aussi insisté que pour que la paix soit durable, les refuges terroristes hors d'Afghanistan devaient être démantelés".

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