"Nous avons confirmé 510 décès", a indiqué l'ONG qui précise que le bilan "est probablement beaucoup plus élevé".

Et des centaines de personnes, arrêtées ces deux derniers mois, sont portées disparues.

Le bilan a été particulièrement lourd samedi, "journée des forces armées birmanes", avec plus de 110 personnes tuées, dont sept mineurs.

Malgré la répression meurtrière, les manifestants sont descendus à nouveau dans les rues lundi. Quatorze civils ont péri, notamment dans l'est de Rangoun la capitale économique, d'après l'AAPP.

Des funérailles ont été organisées pour les victimes des derniers jours et des foules importantes ont entouré les cercueils, certains saluant à trois doigts en signe de résistance.

Les généraux birmans ont jusqu'à présent fait la source oreille aux protestations et aux sanctions occidentales.

Ils ont pu aussi compter sur les divisions de la communauté internationale. La Chine et l'Inde ont refusé de condamner formellement le coup d'Etat. La Russie maintient ses liens étroits avec la junte: le vice-ministre de la Défense Alexander Fomin a participé samedi au défilé annuel des forces armées birmanes.