"Mais comment l'explosion est survenue, et avec quels matériaux (...), cela sera annoncé par les responsables de sécurité en temps voulu", a-t-il ajouté selon l'agence officielle iranienne Irna.

Le 3 juillet, au lendemain de l'explosion, Téhéran avait annoncé que les causes de l'incident avaient été établies mais avait refusé, pour des "raisons de sécurité", de les révéler au public.

Le gouverneur de Natanz, Ramézan-Ali Ferdowsi avait lui indiqué qu'un incendie avait eu lieu près du site, et l'OIEA a précisé qu'il n'y avait eu aucune victime ni pollution radioactive.

Irna avait de son côté publié une dépêche en forme d'éditorial, notant que, sur les réseaux sociaux, "certains comptes (non identifiés) du régime sioniste" avaient "immédiatement attribué l'accident à un sabotage israélien".

Plusieurs incendies et explosions ont été rapportés en Iran depuis fin juin, dont une explosion dans la nuit du 25 au 26 juin à proximité d'un important site militaire au sud-est de Téhéran, due, selon le ministère iranien de la Défense, à "des fuites de réservoirs de carburant".

Le complexe Martyr-Ahmadi-Rochan de Natanz est un des principaux centres du programme nucléaire iranien, placé sous très haute sécurité.

Washington et Israël accusent l'Iran de développer un programme nucléaire militaire secret, ce que la République islamique dément.

Les tensions sont d'autant plus vives que Washington s'est retiré unilatéralement en mai 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et a rétabli plusieurs trains de sanctions contre le pays.

Après le retrait des Etats-Unis de l'accord, l'Iran a repris l'enrichissement d'uranium en septembre 2019 sur le site de Natanz.