L'accord international sur le nucléaire iranien, signé en 2015, "reste un instrument important pour la stabilité régionale", malgré le retrait des Etats-Unis de cet accord en 2018 et le désengagement progressif de l'Iran en conséquence, a insisté jeudi le président du Conseil européen Charles Michel.

Lors d'un appel téléphonique au président iranien Hassan Rohani, le Belge a appelé à éviter tout "acte irréversible", alors que les tensions s'accroissent entre les Etats-Unis et Téhéran depuis la mort du puissant général Qassem Soleimani dans un raid américain vendredi dernier en Irak.

Depuis cet évènement, l'UE appelle inlassablement à la "désescalade" sur le terrain, privilégiant les efforts diplomatiques. Elle continue à le faire, même si entre-temps l'Iran a riposté en début de semaine via une vingtaine de tirs de missiles sur des bases irakiennes abritant des soldats américains.

Mercredi, le président américain Donald Trump a semblé jouer la carte de l'apaisement, le ministre iranien des Affaires étrangères affirmant de son côté que l'Iran ne cherchait pas "l'escalade ou la guerre". Parallèlement, Donald Trump a tout de même appelé les Européens à quitter l'accord sur le nucléaire iranien, mais cela n'est pas dans les intentions de Bruxelles.

Jeudi, Charles Michel a encore souligné l'importance de cet accord, officiellement "JCPOA" (pour Joint Comprehensive Plan of Action), "un aboutissement important après 10 ans d'intenses négociations internationales". Au sujet des tensions actuelles dans la région, "l'UE est prête à mettre en œuvre son engagement auprès de toutes les parties pour désamorcer les tensions", a-t-il indiqué à M. Rohani selon une communication de ses services jeudi en milieu de journée. Le président iranien a assuré que son pays était prêt à poursuivre une coopération étroite avec l'Union, selon le même communiqué.