Le pays a largement endigué l'épidémie depuis le printemps 2020 grâce à de strictes restrictions: deux morts seulement ont été recensés depuis mai. Mais de petits foyers localisés ont éclaté ces dernières semaines.

Ils ont poussé les autorités sanitaires à réaliser des dépistages PCR massifs et rapides de dizaines de milliers d'habitants. Les prélèvements sont effectués en général par frottis dans le nez ou la gorge.

Toutefois, selon la télévision publique CCTV, 2021 s'est déjà muée en annus horribilis pour les résidents de plusieurs quartiers de Pékin où des malades ont été récemment découverts: ils ont tous été soumis à un écouvillonnage rectal.

La mesure est également imposée aux personnes en quarantaine obligatoire dans les hôtels, notamment les voyageurs en provenance de l'étranger.

Le dépistage rectal "permet d'augmenter le taux de détection des personnes infectées" car le coronavirus reste présent plus longtemps dans l'anus que dans les voies respiratoires, a indiqué à CCTV le médecin Li Tongzeng, de l'hôpital You'an de Pékin.

Sur internet, les réactions oscillent mercredi entre l'effroi et la dérision.

CCTV a précisé dimanche que les tests rectaux n'avaient pas vocation à être généralisés car ils ne sont "pas assez pratiques".

Avec une épidémie de Covid-19 qui fait encore rage dans de nombreuses régions du monde, la Chine, qui limite déjà fortement les arrivées internationales depuis mars 2020, a renforcé ces derniers mois les restrictions.

Toutes les personnes désirant se rendre dans le pays doivent présenter avant l'embarquement deux tests Covid négatifs (PCR et sérologique) et effectuer à leur arrivée et à leurs frais une quarantaine d'au moins 14 jours dans un hôtel -- voire souvent plus.