Cette annonce intervient au lendemain de l'annonce par le président russe Vladimir Poutine du développement par son pays du "premier" vaccin contre le Covid-19 assurant une "immunité durable". Cependant, de nombreux scientifiques occidentaux ont fait part de leur scepticisme quant à la rapidité avec laquelle ce vaccin aurait été mis au point.

L'Organisation mondiale de la Santé a réagi prudemment, rappelant que la "pré-qualification" et l'homologation d'un vaccin passaient par des procédures "rigoureuses".

Ces mises en garde n'ont pourtant pas empêché Manille de se porter volontaire pour participer aux essais cliniques proposés par la Russie.

Les autorités sanitaires philippines ont indiqué qu'elles ont rencontré le centre russe Gamaleya qui l'a développé.

Le président Poutine a affirmé que l'une de ses filles s'est fait inoculer le vaccin baptisé "Spoutnik V" (V comme vaccin, ndlr), en référence à la victoire politico-scientifique russe qu'était la mise en orbite du satellite du même nom en pleine Guerre froide.

Le président philippin a fait part de sa "grande confiance" dans les efforts déployés par la Russie pour mettre fin à la pandémie.

Ce pays d'environ 107 millions d'habitants continue de lutter contre l'épidémie de coronavirus qui a déjà contaminé plus de 143.000 personnes et fait plus de 2.400 morts.

Les Philippines sont le deuxième pays le plus touché d'Asie du Sud-Est après l'Indonésie.

La semaine dernière, plus de 27 millions de personnes ont reçu l'ordre de rester confinées à leur domicile, notamment à Manille et dans les régions situées près de la capitale.