Seuls les reporters travaillant pour des médias enregistrés auprès du gouvernement hongkongais ou des médias non-locaux "renommés et bien connus" seront accrédités. Les journalistes qui ne peuvent s'enregistrer selon ces nouvelles règles devront faire face à des restrictions lors de reportages sur le terrain, seront exclus des conférences de presse officielles et pourront être arrêtés s'ils travaillent sans certificat émis par le gouvernement.

L'une des quatre fédérations de journalistes ayant reçu cette lettre, la HKJA, a souligné que les directives pour l'accréditation avaient été édictées il y a plusieurs années, lors d'une concertation entre la police et des représentants des médias.

"La police a brisé cette relation en prévoyant un amendement significatif sans en discuter avec le secteur, ni le consulter", a réagi HKJA. "Nous demandons à la police de retirer cet amendement ou nous y répondrons en prenant toutes les mesures possibles et nécessaires."

Dans la lettre, la police affirme que des centaines de journalistes "autoproclamés" ont convergé dans certains endroits et entravé le travail policier lors d'une série d'événements de masse - ce qui semble être une référence aux manifestations - depuis fin juin.

La police a déclaré qu'elle déployait depuis août quelque 300 "journalistes policiers" aux endroits des manifestations, qui filment et enregistrent les protestations afin de "faciliter le travail des reporters".