Cette annonce a été faite lors d'une session plénière du Parti des Travailleurs au cours de laquelle M. Kim "a évoqué les défaillances et accomplissements" du régime depuis la tenue en 2016 du précédent congrès, a indiqué jeudi l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

En des termes d'une rare franchise, cette session a conclu que "les objectifs visant à améliorer la situation économique du pays ont été sérieusement retardés" et que le niveau de vie ne s'est pas "considérablement amélioré".

Il a notamment invoqué "la situation dans la région environnant la péninsule coréenne" ainsi que "des défis inattendus et inévitables dans divers domaines".

L'économie nord-coréenne est sous le coup de multiples sanctions de la communauté internationale, imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU pour contraindre Pyongyang à renoncer à ses programmes nucléaires et balistiques qui ont connu une avancée rapide sous la direction de M. Kim.

Cet aveu "visait à justifier l'échec attendu du régime à atteindre les objectifs économiques qu'il s'était auparavant fixés", a expliqué à l'AFP Hong Min, analyste à l'Institut coréen pour l'unification nationale.

Selon lui, la date choisie pour ce congrès qui se tiendra en janvier - très près de la date d'investiture du vainqueur de la présidentielle américaine de novembre - est un signe.

Les relations entre Washington et Pyongyang sont au point mort depuis l'échec en février 2019 du deuxième sommet à Hanoï entre le président américain Donald Trump et M. Kim.

Washington et Pyongyang n'étaient pas parvenus à s'entendre sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen en échange d'une levée des sanctions économiques internationales.

La Corée du Nord laisse ainsi entendre que "quel que soit le vainqueur du prochain scrutin, le nouveau président devrait accélérer les efforts pour parvenir à un accord", a déclaré M. Hong.

Entre le sixième et le septième congrès du parti des Travailleurs, 36 ans s'étaient écoulés soit une période représentant notamment l'ensemble du règne de Kim Jong Il (1994-2011), le père de Kim Jong-Un.

Ce dernier a appelé à "convoquer régulièrement les congrès du Parti", a rapporté KCNA, ce qui laisse à penser qu'à l'avenir Pyongyang souhaite organiser davantage ce type de rassemblements.