L'ancien archevêque de Lyon Philippe Barbarin, dont la démission a été acceptée par le pape, effectue une retraite spirituelle de deux mois en Israël et donne rendez-vous à ses fidèles lyonnais le 15 mai pour leur dire "merci et pardon" lors d'une messe d'adieux.

"Depuis près de trois semaines, je suis accueilli comme un frère, dans un monastère en Terre Sainte", a écrit le prélat dans un message publié lundi sur le portail du diocèse lyonnais.

Celui-ci a précisé à l'AFP que l'ancien primat des Gaules séjournait "pour deux mois en retraite spirituelle" au sein de l'Abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d'Abu Gosh, près de Jérusalem.

Lors d'une messe à la primatiale Saint-Jean de Lyon le 15 mai, "j'aurai, tout à la fois, à vous demander pardon, et mille mercis à vous dire" après "17 années que j'ai passées au milieu de vous", ajoute le prélat dans sa lettre adressée aux fidèles.

Accusé lors d'un retentissant procès d'avoir passé sous silence les agressions pédophiles d'un ex-prêtre du diocèse, le cardinal Barbarin a été relaxé par la cour d'appel de Lyon le 30 janvier. Mais il avait remis sa démission au pape, qui l'a acceptée la semaine dernière.

"Je remercie le Pape d'avoir accueilli ma demande", écrit Mgr Barbarin. "Les mises en cause dont j'ai été l'objet, compréhensibles pour une part, mais aussi injustes et mensongères parfois, sont devenues un obstacle insurmontable pour que je continue d'assumer cette mission que j'avais reçue en 2002".

Sur son avenir, Philippe Barbarin assure qu'il poursuivra son chemin "où le Seigneur voudra, comme il le voudra, selon les indications du Pape, s'il m'en donne, ou en me mettant quelque part au service d'un évêque et de la communauté où il m'enverra".