Dix ans après l’explosion des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, quelques Japonais habitent encore dans la zone d'exclusion déterminée suite à l'incident. C'est le cas de Sakae Kato. L'homme de 57 ans a décidé de rester dans sa maison quoi qu'il arrive, car il veut sauver les animaux abandonnés de la zone.

Propriétaire d'une petite entreprise de construction avant la catastrophe, Sakae Kato a expliqué auprès de Reuters qu'il avait était choqué de découvrir des animaux de compagnie morts il y a dix ans lorsqu'il a aidé à démolir des maisons abandonnées suite à l'explosion à la centrale nucléaire. C'est pourquoi il a choisi de rester auprès de ceux qui étaient encore en vie, jusqu'à maintenant. Mais les chats qu'il sauve, et le chien qu'il a adopté, lui ont surtout donné une raison de rester sur le terrain qui appartient depuis plusieurs générations à sa famille. "Je ne veux pas partir, j'aime vivre dans ces montagnes", a déclaré Sakae Kato.


Normalement, il n'est pas autorisé à dormir dans sa maison, vu sa localisation, mais il y vit tout de même. Au total, le Japonais s'occupe au quotidien de 41 chats, dans sa maison mais aussi dans un autre bâtiment. Pour les chats sauvages et les sangliers errants, Sakae Kato laisse aussi de la nourriture dans un hangar de stockage et sur le bord des routes. Tout ce que l'homme de 57 ans désire, c'est prendre soin de tous les chats encore présents près de chez lui. "Je veux être sûr d'être là pour m'occuper du dernier. Après cela, je veux mourir, que ce soit un jour ou une heure plus tard", a déclaré Sakae Kato, qui a déjà enterré 23 chats dans son jardin.

© MAXPPP

Il n'est pas le seul à prendre soin d'animaux aux abords de Fukushima. Dans le "Ranch de l'espoir" notamment, l'éleveuse Masami Yoshizawa a refusé d'abattre son troupeau de bétail après la catastrophe. Elle s'occupe donc de ses 233 vaches, dont une seule faisait déjà partie du troupeau avant l'explosion nucléaire. Plus loin, à Tomioka, Naoto Matsumura, riziculteur de 52 ans, sauve aussi des animaux abandonnés, des chiens et chats notamment, comme Sakae Kato.

© Belga/AFP