Les femmes exigent une meilleure rémunération, payée à temps, ainsi qu'un statut légal qui leur garantirait le salaire minimum. Les travailleuses de la santé, regroupées au sein de l'ASHA (pour Accredited Social Health Activists), qui signifie "espoir" en hindi, sont chargées de retracer les contacts des patients atteints du coronavirus dans les bidonvilles et les régions rurales difficiles à atteindre du pays.

Elles sont considérées comme des bénévoles et non comme des employées auxquelles un salaire minimum est garanti, alors qu'elles jouent un rôle important dans le système de santé indien. "Nous travaillons dix heures par jour et ne recevons que 2.000 roupies (soit environ 23 euros) par mois. Nous n'avons pas de masques ou de désinfectants", témoigne une de ces travailleuses.

En Inde, plus de deux millions d'infections au coronavirus ont été détectées depuis le début de la pandémie, ce qui en fait le troisième pays le plus touché au monde, après les États-Unis et le Brésil. Plus de 41.000 malades sont décédés du Covid-19.