« Une attaque, suivie d’une manifestation » a eu lieu vendredi matin dans le principal camp de femmes djihadistes tenu par les Kurdes de Syrie, celui d’Al Hol , confirme un officiel kurde chargé du camp, Eylul. 

De leur côté, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont diffusé sur leur compte Twitter une vidéo où l’on voit des femmes courir à l’intérieur du camp.


Selon ce responsable du camp, « il y a eu une attaque sur les Asayish, les forces de sécurité interne du camp d’Al Hol, qui a tourné en manifestations et en jets de pierres aux cris de Allahou Akbar. Les Asayish sont entrés dans le camp et ont calmé les manifestantes. Cinq femmes membres de l’État islamique ont été arrêtées ».

« Maintenant, la situation dans le camp est calme, mais il est probable qu’elles préparent de nouvelles manifestations. Aucune n’a pu s’enfuir », poursuit le responsable.

La situation du camp Al-Hol, où se trouvent près de 75 000 femmes et enfants, est inquiétante car l’offensive turque risque de dégarnir le nombre de gardes assurant la sécurité de ce camp. Des tensions existent également dans le camp entre militantes dures de l’EI et femmes plus modérées qui ont été dégoûtées par leur expérience dans le califat.

Les hommes djihadistes sont eux détenus dans des prisons sommaires, éparpillées sur le territoire jusqu’ici tenu par les Kurdes syriens. Parmi ces prisonniers figurent près de 2 000 djihadistes étrangers, que leurs pays d'origine refusent de reprendre. Le président Trump a demandé à la Turquie de prendre la responsabilité de ces djihadistes, capturés après des mois de combats.