Ce sont des images peu communes qui circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. Venant de Chine, les clichés présentent les conséquences des nouvelles mesures sanitaires, adoptées dans la province du Xinjang pour faire face à la recrudescence de l'épidémie de coronavirus. Une vidéo laisse apercevoir des habitants protestant depuis leur fenêtre. Mais ils sont nombreux également à manifester leur mécontentement sur la Toile.



Comme le rapporte le quotidien britannique The Guardian, plusieurs habitants de la ville d'Urumqi ont fait part sur Twitter d'expériences interpellantes, pointant du doigt la rigueur du lockdown actuel. Certains ont ainsi raconté avoir été enchaînés à la façade d'un bâtiment, après avoir tenté de sortir. D'autres encore ont expliqué avoir été retenus dans un centre de quarantaine pendant deux mois et obligés d'ingurgiter le remède traditionnel chinois à base de plantes présenté par le pays comme un traitement contre le Covid-19. 

Les autorités de la ville ont durci le ton dans le courant du mois de juillet, alors qu'Urumqui connaissait un rebond épidémique, contrairement au reste de la Chine qui voyait sa situation se stabiliser. Les habitants ont ainsi été invités à rester chez eux. Réagissant à la polémique née des clichés postés sur les réseaux sociaux, le Global Times, le journal d'Etat, a justifié les règles rigoureuses adoptées dans la capitale du Xinjiang par le comportement particulier de ses habitants. Selon le quotidien, il n'aurait pas été possible de cibler certaines communautés comme cela a été fait à l'échelle nationale, pour permettre au reste de la population de mener une vie "normale". "Les gens aiment passer du temps à l'extérieur et aiment se rassembler dans cette ville", a estimé le média. 

Si Urumqui comptait plus de 531 contaminations au coronavirus à la mi-août, cela fait huit jours qu'aucune nouvelle infection n'a été rapportée dans la ville "en état de guerre".