La gronde populaire s'est intensifiée ces derniers jours, dans le sillage de nouvelles restrictions imposée face à la résurgence de l'épidémie qui a plombé l'économie, les protestataires accusant le gouvernement d'être "déconnecté" de la réalité.

Un premier rassemblement a eu lieu à Jérusalem devant la résidence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour exiger sa démission.

Inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires, M. Netanyahu est au coeur d'un procès dont la prochaine audience est prévue dimanche.

"Démocratie", "menteur" et "manipulateur", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les quelques centaines de manifestants présents, selon un journaliste de l'AFP.

Dans la ville côtière de Tel-Aviv, des milliers de manifestants ont afflué vers le parc Charles Clore pour protester contre la gestion de la crise sanitaire et économique, au lendemain de l'entrée en vigueur de nouvelles restrictions visant à endiguer la propagation du virus.

Pour "éviter un confinement général en raison de la forte augmentation de la morbidité liée au coronavirus", les autorités ont annoncé vendredi que la plupart des commerces non essentiels et lieux publics seraient fermés le week-end jusqu'à nouvel ordre, après avoir annoncé début juillet d'autres restrictions face au regain de l'épidémie en Israël.

La manifestation de Tel-Aviv a été organisée par des groupes de travailleurs indépendants et de petites entreprises mais aussi d'artistes se sentant abandonnés par le gouvernement après la fermeture forcée de leur commerce et des lieux publics.

La semaine dernière, des milliers de personnes s'étaient rassemblées à Tel-Aviv à la suite d'un appel similaire à protester contre le gouvernement.

Jusqu'à récemment, Israël, qui compte environ neuf millions d'habitants, se vantait de sa gestion de la pandémie, mais le nombre de nouveaux malades est reparti à la hausse au fur et à mesure du déconfinement et le taux de taux de chômage a bondi ces derniers mois, dépassant les 20%.

Pour calmer la grogne sociale, le Premier ministre a annoncé récemment un plan de 90 milliards de shekels (environ 22,5 milliards d'euros), comportant des aides pour "tous les citoyens".

Mais selon un sondage de la chaîne 13 publié cette semaine, 61% des électeurs sont "mécontents" de sa gestion de l'épidémie.

Israël a officiellement enregistré plus de 49.000 contaminations et 400 décès.