L'armée israélienne bombardait mercredi matin des sites de la bande de Gaza dans la foulée de tirs de roquettes vers l'Etat hébreu, selon des sources sécuritaires palestiniennes. Des premières roquettes avaient été tirées mardi soir vers Israël à l'occasion de la signature, à Washington, des accords de normalisation des relations entre l'Etat hébreu et deux pays arabes, suivies mercredi matin par de nouveaux tirs et des frappes de représailles israéliennes, selon ces sources.

Mercredi matin, avant l'aube, des sirènes retentissaient dans un chapelet de villes israéliennes bordant la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants sous contrôle du Hamas et sous blocus israélien, selon l'armée israélienne.

La radio officielle du Hamas dans la bande de Gaza a annoncé au moins trois tirs de roquettes mercredi matin vers Israël et des sources sécuritaires à Gaza ont fait état de frappes aériennes israéliennes sur l'enclave.

D'après l'armée israélienne, deux roquettes ont été tirées mardi depuis Gaza vers Israël, dont l'une a été interceptée par le bouclier antimissile israélien.

La seconde roquette s'est abattue sur la ville d'Ashdod, située entre Gaza et la métropole de Tel-Aviv, selon les services de secours locaux qui ont fait état d'au moins deux blessés légers.

Ces tirs coïncidaient avec la cérémonie de signature à la Maison Blanche des accords de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis et Bahreïn.

A Washington, le président américain Donald Trump a évoqué "un nouveau Moyen-Orient" et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé que les accords pouvaient "mettre fin au conflit israélo-arabe".


Mais le djihad islamique, second groupe armé de la bande de Gaza, après le Hamas, avait indiqué après les tirs de mardi que ces accords "injustes" allaient "pousser" les "forces de la résistance à poursuivre le jihad".

"Il n'y aura aucune paix, sécurité ou stabilité pour quiconque dans la région sans la fin de l'occupation et le respect des pleins droits du peuple palestinien", avait affirmé le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, au pouvoir en Cisjordanie occupée, territoire séparé de Gaza.