"Les chars ont visé un certain nombre de postes d'observation militaire" du Hamas dans la bande de Gaza, a indiqué l'armée israélienne dans un communiqué.

En plus des tirs de roquettes et de ballons et incendiaires, l'armée avait fait état de heurts dans la soirée le long de la barrière de sécurité séparant Israël de Gaza.

Aucune perte humaine n'a été rapportée dans l'immédiat après ces tirs de chars confirmés par des sources sécuritaires dans la bande de Gaza qui n'ont fait pour l'heure état d'aucun blessé.

Au cours de la dernière semaine, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes nocturnes contre des positions du mouvement islamiste en réponse à ces lancers de ballons incendiaires.

Les pompiers israéliens dans les zones frontalières ont signalé 28 incendies au cours de la journée de dimanche et d'après des agriculteurs, d'importants dommages ont été causés à leurs vergers.

Ces pompiers ont indiqué avoir identifié 149 incendies dans le sud d'Israël causés par des ballons incendiaires en provenance de la bande de Gaza depuis le 6 août.

Depuis samedi, les Palestiniens ont brûlé des pneus, lancé des engins explosifs et des grenades vers la clôture de sécurité et tenté de s'en approcher, selon l'armée israélienne.

Outre les frappes, les autorités israéliennes ont également réduit la zone de pêche en Méditerranée pour les Gazaouis, et fermé Kerem Shalom, seul point de passage des marchandises entre Gaza et Israël, qui impose un blocus sur ce territoire palestinien paupérisé de deux millions d'habitants.

Malgré une trêve l'an dernier favorisée par l'ONU, l'Egypte et le Qatar, le Hamas et Israël, qui se sont déjà livré trois guerres (2008, 2012, 2014), s'affrontent sporadiquement avec des tirs de roquettes ou des lancers de ballons incendiaires depuis Gaza et des frappes de l'armée israélienne, qui considère ces actions comme une violation de sa souveraineté et une menace à sa sécurité.

Le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a vivement dénoncé l'accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis, annoncé jeudi. Selon le Hamas, l'accord qui a provoqué une vive colère au sein des Palestiniens constitue un "chèque en blanc" pour la poursuite de "l'occupation" par l'Etat hébreu.