Ces neuf personnes, dont certaines avaient déjà été arrêtées par le passé pour avoir participé aux protestations massives qui avaient secoué la ville l'an dernier, ont été placées en détention pour "assistance à des contrevenants".

Un porte-parole de la police a expliqué aux journalistes qu'ils "possèdent le bateau" à bord duquel les militants se sont enfuis, qu'ils leur ont apporté "une aide financière, leur ont fourni un logement avant le voyage, les ont transportés à la jetée" et devaient les aider lors de leur arrivée à Taïwan.

Les gardes-côtes chinois avaient arrêté le 23 août les 12 militants qui tentaient de se rendre à Taïwan à bord d'une embarcation.

Au fur et à mesure que la répression chinoise s'est abattue sur l'ex-colonie britannique, Taïwan s'est imposé comme un asile possible pour les Hongkongais désireux de fuir, l'île fermant les yeux quand certains se présentaient sans les papiers et visas nécessaires.

Certains fuyards faisaient l'objet de poursuites à Hong Kong pour des activités liées aux manifestations en faveur la démocratie de l'année dernière.

Cette ancienne colonie britannique dispose de son propre système judiciaire, mais celui de Chine continentale est contrôlé par le Parti communiste et une condamnation est presque garantie.

En juin, Pékin a imposé une nouvelle loi sur la sécurité à Hong Kong, lui donnant compétence pour certains crimes. Des agents de sécurité du continent peuvent désormais opérer ouvertement dans cette ville.

La Chine affirme que le groupe des douze fuyards est détenu pour avoir illégalement cherché à franchir la frontière, mais certains s'inquiètent qu'ils soient poursuivis pour des infractions à la sécurité nationale passibles de la peine de mort ou de la prison à perpétuité.