Invoquant la pandémie de Covid-19, le gouvernement hongkongais, aligné sur Pékin, a annoncé fin juillet le report d'un an de l'élection du Conseil législatif (LegCo), le parlement de l'ex-colonie britannique.

Elles devaient initialement se dérouler cette année le 6 septembre.

Pour décider de la façon de remplir le vide législatif entraîné par ce report, le comité permanent du Parlement chinois a eu une réunion de quatre jours, qui s'est achevée ce mardi.

Il a été décidé que le Conseil législatif de Hong Kong continuerait à exercer ses fonctions pendant "au moins un an" jusqu'à ce que commence le mandat du prochain conseil, a annoncé la télévision publique CCTV.

Cette chaîne n'a pas précisé si cette mesure s'appliquait également à quatre députés de l'opposition empêchés de se représenter aux élections initialement prévues pour septembre.

Leurs candidatures font partie des 12 qui ont été invalidées fin juillet par les autorités en invoquant la nouvelle loi controversée sur la sécurité nationale imposée par Pékin.

Tam Yiu-chung, le seul représentant de Hong Kong au sein de l'organe décisionnel suprême du Parlement chinois, a assuré à l'AFP que la résolution avait été votée à l'unanimité.

Hong Kong, peuplé de 7,5 millions d'habitants, a été rendu à la Chine en 1997. La région jouit en principe d'une large autonomie par rapport à la Chine continentale dirigée par le Parti communiste chinois (PCC).

Fin juin, Pékin a adopté une loi controversée sur la sécurité nationale dans le territoire. Elle vise à y sanctionner "la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères".

Plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, ont appelé le gouvernement chinois à revenir sur cette loi, perçue par l'opposition hongkongaise comme une attaque contre les libertés locales.