Asie Fariba Adelkhah est détenue en Iran depuis juin. Son nom s’ajoute à une longue liste de chercheurs déjà dans les geôles. Éclairage.

La confirmation, mardi par l’Iran, de l’arrestation de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a créé un nouvel émoi dans la communauté scientifique. Cette éminente anthropologue, enseignante à Sciences Po à Paris, vient en effet grossir la liste des chercheurs ou de cadres académiques arrêtés, et parfois condamnés, par la justice iranienne. Jusqu’ici, celle-ci n’a livré que très peu d’informations et aucune justification sur sa détention, depuis le 5 juin à la prison d’Evin à Téhéran selon son confrère Jean-François Bayart, professeur à l’Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID), à Genève.

(...)