Le coronavirus a déjà tué 26 personnes en Iran et plus de 245 cas de contamination ont été déclarés selon les autorités. De nombreux hauts responsables politiques ont également été testés positifs au virus.

Depuis plusieurs jours, la liste de personnalités touchées par le coronavirus continue de s'allonger en Iran. Après que le vice-ministre de la santé, Iraj Hararchi, et deux députés Iraniens ont été testés positifs au virus le 25 février, c’est désormais la vice-présidente chargée des femmes et des Affaires familiales, Masoumeh Ebtekar qui a révélé être infectée, a rapporté l’agence de presse Irna. Une contamination qui pourrait se révéler dérangeante pour la république islamique étant donné le contact direct entre la vice -présidente et d’autres personnalités politiques iraniennes, notamment avec le président Hassan Rohani lors d’une réunion de cabinet le 26 février.


En début de semaine, Ahmad Amirabadi Farahani, un député de la ville de Qom, première ville iranienne à avoir été touchée par le coronavirus, avait accusé les autorités de "ne pas dire la vérité" sur l’ampleur de la contamination dans le pays. Il avait dénombré pas moins de 50 décès et ce pour la seule ville de Qom rapporte l’agence de presse semi-officielle Isna.

Des informations démenties par les autorités du pays, alors que l’ayatollah Ali Khamenei, actuel guide suprême et personnalité la plus importante de la République islamique, s’est exprimé dans un message de remerciements adressés au personnel médical du pays. "Par la grâce de Dieu nous arrêterons ce sinistre virus", a-t-il déclaré.

Mercredi soir, les autorités iraniennes avaient annoncé la mise en place de restrictions à la libre circulation dans le pays pour tenter d'enrayer la propagation du virus. Aujourd'hui, elles ont déclaré que la grande prière hebdomadaire, qui se déroule chaque vendredi dans différentes villes iraniennes, allait être annulée dans la capitale, Téhéran, ainsi que dans les capitales de 22 autres provinces du pays.