Asie

L’armée israélienne a détruit ce lundi une septantaine de logements dans la banlieue de Jérusalem.

Des pelleteuses de l’armée israélienne ont entamé lundi la destruction de treize immeubles considérés comme illégaux par Israël et situés dans la partie palestinienne de Jérusalem. L’État hébreu considère que ces immeubles, comptant une septantaine d’appartements et dont la plupart sont toujours en cours de construction, sont construits trop près de sa clôture de sécurité, qui sépare le territoire israélien de la Cisjordanie palestinienne. Ces constructions constituent dès lors selon Israël, une menace pour sa sécurité.

La Cour suprême israélienne avait ordonné leur démolition le 18 juin, donnant trente jours aux résidents pour évacuer les lieux.

Les pelleteuses détruisent aussi des logements en construction.
Les pelleteuses détruisent aussi des logements en construction. © AFP

Ces logements, qui concernent quelque 350 personnes, se trouvent dans la banlieue sud-est de la Ville sainte, à Sour Bahir, qui s’étend à cheval sur Jérusalem-Est et la Cisjordanie. Mais contrairement au reste de cette localité, le quartier de Wadi Hoummous où sont érigés les immeubles se trouve au-delà des limites de la municipalité de la Ville sainte, soit en Cisjordanie occupée par Israël. Les autorités Palestiniennes affirment que ces constructions figurent en zone A, donc sous le contrôle administratif et sécuritaire palestinien selon les Accords d’Oslo, et dès lors que leur construction ne nécessitait pas l’obtention d’un permis de construire israélien, contrairement à ce qu’Israël prétend.

Le litige surtout tient au fait que ces immeubles se trouvent dans une zone planifiée pour l’extension des colonies israéliennes implantées à Jérusalem-Est. Les autorités palestiniennes arguent d’ailleurs qu’Israël abuse du prétexte de la sécurité pour détruire des logements palestiniens. Elles soutiennent aussi que l’État hébreu tente de modifier la structure de la population dans la partie orientale et palestinienne de la ville. Israël considère Jérusalem dans son ensemble comme sa capitale indivisible, au mépris des résolutions de l’Onu et du consensus international, sévèrement remis en question en décembre 2017 par les États-Unis de Donald Trump.