Les députés se sont opposés, par 53 voix contre 37, au projet de loi du chef de l'opposition Yaïr Lapid, visant à disqualifier M. Netanyahu, inculpé pour corruption dans une série d'affaires, en cas de nouvelles élections.

Mais le parti centriste Bleu-Blanc de Benny Gantz, qui s'est allié en mai au parti Likoud de Benjamin Netanyahu pour former un gouvernement d'union, n'a pas pris part au vote.

L'opposition avait appelé les troupes de M. Gantz, qui avait fait de la probité son cheval de bataille politique, à voter en faveur de ce projet. Un député du Likoud, Miki Zohar, avait de son côté affirmé lundi que "si Bleu-Blanc vote en faveur de cette loi, il y aura des élections".

"Notre position fondamentale sur ce sujet n'a pas changé (...) mais voter cette loi maintenant est tout simplement une tentative de déstabiliser tout le système politique", a indiqué le parti Bleu-Blanc, avant le vote de mercredi.

Le refus du parti centriste de soutenir ce projet de loi de l'opposition permet d'éviter la dissolution immédiate du Parlement mais ne résout pas la crise autour du vote du budget, principale pierre d'achoppement dans les relations entre MM. Netanyahu et Gantz.

M. Gantz exige que le budget soit adopté pour deux ans afin d'assurer une stabilité du gouvernement, comme le stipule l'accord de coalition, tandis que Benjamin Netanyahu souhaite un budget d'un an, arguant que l'épidémie de nouveau coronavirus empêche de prévoir plus loin.

Le budget doit être voté d'ici le 25 août sans risquer la dissolution de la chambre. Face à l'impasse, les députés ont voté mercredi en première lecture un projet de loi pour repousser cette échéance de 100 jours sans toutefois régler sur le fond le différend entre MM. Netanyahu et Gantz.