Ce meurtre d'un citoyen sud-coréen, le premier perpétré par l'armée nord-coréenne depuis dix ans, a suscité l'indignation du Sud.

M. Kim a qualifié cet événement d'"affaire honteuse" et s'est excusé pour "avoir déçu le président Moon Jae-in et les Sud-Coréens", a indiqué Suh Hoon, conseiller à la sécurité nationale de la Corée du Sud.

La Corée du Nord, et tout particulièrement M. Kim, ne présentent que très rarement leurs excuses.

Ces dernières interviennent alors que les relations inter-coréennes sont au point mort, tout comme les négociations entre Pyongyang et Washington.

M. Suh a lu une lettre en provenance du service du parti au pouvoir au Nord en charge des relations avec son voisin du Sud.

Dans cette missive, Pyongyang reconnaît avoir tiré une dizaine de coups de feu sur l'homme "entré illégalement dans nos eaux" et qui a refusé de décliner correctement son identité.

Les gardes-frontières lui ont alors tiré dessus conformément aux instructions permanentes, selon ce courrier.

Son corps n'était plus visible après les tirs et les troupes ont mis le feu à son dispositif de flottaison - qui était couvert de sang - conformément à la règlementation en vigueur alors que le pays est en alerte maximum par rapport au Covid-19.

Jeudi, l'armée sud-coréenne avait affirmé qu'il avait subi plusieurs heures d'interrogatoire alors qu'il était dans l'eau.

Au cours de ce dernier, il aurait exprimé son envie de faire défection mais il a été tué sur "ordre d'une autorité supérieure".

Ce fonctionnaire avait disparu alors qu'il se trouvait lundi à bord d'un patrouilleur naviguant à proximité de l'île sud-coréenne de Yeonpyeong, située à un kilomètre et demi de la frontière maritime avec le Nord.

Il portait un gilet de sauvetage et ses chaussures ont été retrouvées sur le bateau sud-coréen à bord duquel il naviguait, ce qui laisse à penser qu'il est allé à l'eau de son plein gré.