L'Iran a lancé le processus d'enrichissement d'uranium dans ses centrifugeuses avancées récemment installées, nouvelle étape d'une réduction des engagements pris par le pays dans le cadre de l'accord de 2015 sur ses activités nucléaires, a indiqué jeudi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Selon un rapport de l'AIEA, agence de l'ONU en charge de contrôler le respect de cet accord, les centrifugeuses avancées mises en route sur le site iranien de Natanz "sont en train de procéder, ou ont été préparées pour procéder, à l'enrichissement d'uranium".

Les centrifugeuses "en train d'accumuler de l'uranium enrichi", ou d'être sur le point de le faire, sont vingt modèles de type IR-4 et deux "cascades" totalisant 30 modèles de type IR-6, précise le rapport.

En réduisant progressivement ses engagements, Téhéran - qui a toujours nié vouloir la bombe nucléaire - entend faire pression sur les autres Etats parties à l'accord (Européens, Russie et Chine) pour qu'ils l'aident à contourner les sanctions américaines et, en premier lieu, à exporter son pétrole. Depuis mai, Téhéran a augmenté ses stocks d'uranium enrichi au-delà de la limite fixée par l'accord, et enrichit désormais ce minerai à 4,5%, niveau supérieur au plafond fixé (3,67%), mais très loin du seuil requis pour une utilisation militaire