La Chine, où le nouveau coronavirus a fait son apparition fin 2019, a fermé ses frontières fin mars alors que l'épidémie marquait le pas chez elle mais se répandait dans de nombreux pays. Des étrangers titulaires d'un permis de séjour chinois se sont ainsi retrouvés bloqués à l'extérieur du pays sans pouvoir rentrer en Chine.

Mais plusieurs ambassades de Chine en Europe ont publié mercredi sur leur site internet un communiqué stipulant que les personnes en possession d'un permis de séjour en cours de validité pouvaient désormais "demander un visa chinois à titre gratuit".

Parmi les pays concernés figurent l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France, l'Italie, la Pologne, le Royaume-Uni et la Suisse.

Depuis fin mars, certains étrangers ont pu rentrer en Chine, comme les diplomates ou certains hommes d'affaires, techniciens ou enseignants. Mais ces derniers avaient besoin d'une lettre d'invitation des autorités locales, qui pouvait s'avérer compliquée à obtenir, et le visa était payant.

Les candidats au retour devront cependant trouver un billet d'avion, dont les prix ont flambé ces derniers mois.

Outre la fermeture des frontières, Pékin a ordonné fin mars une réduction drastique des liaisons aériennes internationales, limitées à une par compagnie, par pays et par semaine.

Une quarantaine de 14 jours reste imposée à l'arrivée en Chine à toute personne en provenance de l'étranger.

Alors que la pandémie donne des signes de reprise en Europe, la Chine a pratiquement éradiqué l'épidémie sur son sol, le pays annonçant ainsi jeudi seulement 25 nouveaux cas de contamination, dont 16 chez des personnes en provenance de l'étranger.

Aucun décès n'a été enregistré en Chine depuis la mi-mai, si l'on en croit les données officielles.

Le bilan de l'épidémie en Chine se monte officiellement à près de 85.000 contaminations, dont 4.634 mortelles.