La Corée du Nord a menacé lundi d'interrompre le dialogue avec les Etats-Unis alors que le chef de la diplomatie américaine s'est dit impatient que les négociations reprennent. "Entendre la rhétorique ridicule de Pompeo nous a fait renoncer à tout espoir de dialogue", a déclaré un responsable chargé des négociations avec les États-Unis, à l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

"Nous tracerons notre propre route", a assuré ce responsable non identifié. La semaine précédente, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait appelé les membres de la communauté internationale à "demeurer déterminés à exercer des pressions diplomatiques et économiques" sur la pays doté de l'arme nucléaire, tout en appelant Pyongyang à renouer le dialogue.

La Corée du Nord a testé dimanche des lanceurs de roquettes multiples de "très gros calibre". La Corée du Nord et les Etats-Unis sont dans l'impasse sur le dossier nucléaire, au moment où Washington offre son aide à Pyongyang pour combattre le nouveau coronavirus.

Selon les analystes, Pyongyang affine peu à peu ses capacités militaires, malgré les sanctions internationales et les condamnations.

Le responsable nord-coréen a accusé M. Pompeo de "proférer une insulte à l'égard d'un pays avec lequel son président (Donald Trump) souhaitait nouer une bonne relation", faisant référence à une lettre adressée par le président Américain au dirigeant Kim Jong Un.

Dans cette dernière, le président américain proposait de coopérer aux efforts menés par la Corée du Nord pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

Dans un entretien téléphonique avec l'agence de presse sud-coréenne Yonhap et des médias asiatiques, M. Pompeo a affirmé que se position a toujours été "en phase" avec celle de Donald Trump.

"Du côté américain, nous avons essayé avec diligence de faire avancer ces négociations et nous espérons avoir l'occasion d'y parvenir", a-t-il ajouté. "Le président Trump a également été clair (...) Les sanctions, non pas les sanctions américaines mais les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies continueront à être appliquées", a ajouté M. Pompeo.