La police israélienne a mis à l'amende dimanche des milliers de personnes qui ne respectaient pas les mesures de sécurité liées au coronavirus lors de cérémonies religieuses. Elle a également arrêté quatre manifestants qui prenaient part à un rassemblement opposé au pouvoir en place, alors même que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est dit prêt à discuter d'un éventuel assouplissement du confinement. La police a estimé que plusieurs milliers de juifs ultra-orthodoxes n'ont pas tenu compte des règles de distance sociale et de port du masque, samedi soir au cours d'une célébration à Jérusalem et ailleurs, à l'occasion de la fête juive Sim'hat Torah.

Dans une synagogue de la capitale, les forces de l'ordre ont également identifié et mis à l'amende quatre patients atteints du coronavirus.

La plupart des juifs ultra-orthodoxes respectent les règles de confinement en Israël, mais une minorité les ignore complètement alors que le nombre d'infections s'emballe dans leur communauté.

La police s'est également déployée à Tel Aviv pour encadrer une manifestation autorisée contre le pouvoir en place. Quatre individus ont été appréhendés. Ils sont soupçonnés de dégradations diverses et de s'en être pris à des policiers.

Le mouvement des Drapeaux noirs (Black Flags), l'un des groupes à l'initiative des manifestations, a indiqué que plus de 100.000 Israéliens avaient pris part à la protestation en un millier d'endroits du pays. Chaque samedi, depuis 16 semaines, les opposants se mobilisent contre le gouvernement de M. Netanyahu.

Ils demandent que le chef du gouvernement se retire tant qu'il n'a pas réussi à prouver son innocence dans le procès pour corruption qui le vise et qui a débuté en mai. Les manifestants critiquent également la gestion de la pandémie dans le pays, lors de la seconde vague de coronavirus.

Le Premier ministre a fait savoir qu'il était prêt à discuter une levée partielle du second confinement imposé sur le pays.