Avec l'arrestation d'autres dirigeants politiques et "la déclaration du transfert de tous les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires aux militaires", "ces développements portent un coup dur aux réformes démocratiques en Birmanie", a ajouté Antonio Guterres dans un communiqué.

"Les élections générales du 8 novembre 2020 confèrent un mandat fort à la Ligue nationale pour la démocratie (LND), reflétant la volonté claire du peuple de Birmanie de continuer sur la voie durement acquise de la réforme démocratique", a-t-il estimé.

En conséquence, les dirigeants militaires sont appelés "à respecter la volonté du peuple de Birmanie et à adhérer aux normes démocratiques, tout différend devant être résolu par un dialogue pacifique", a-t-il précisé dans son communiqué. "Tous les dirigeants doivent agir dans le plus grand intérêt de la réforme démocratique en Birmanie, s'engager dans un dialogue constructif, s'abstenir de toute violence et respecter pleinement les droits de l'homme et les libertés fondamentales", a insisté le chef des Nations Unies.

Selon des diplomates, le Conseil de sécurité de l'ONU avait prévu de longue date une réunion sur la Birmanie jeudi prochain avec l'émissaire onusienne Christine Schraner Burgener. Cette session pourrait prendre un caractère d'urgence et être avancée en début de semaine en raison des derniers développements, a indiqué à l'AFP un diplomate sous couvert d'anonymat.

Les USA et l'Australie ont aussi déjà appelé à la libération d'Aung San Suu Kyi et des autres dirigeants de son parti.