M. Adib a annoncé avoir jeté l'éponge après un entretien avec le président de la République, Michel Aoun, au palais de Baabda. Les partis politiques libanais s'étaient engagés début septembre à former un cabinet "de mission" composé de ministres "compétents" et "indépendants" dans un délai de deux semaines pour sortir le pays du marasme économique.

Mais le processus piétine en raison de divergences sur l'attribution des portefeuilles ministériels.

Le principal obstacle vient du mouvement chiite armé Hezbollah, poids lourd de la politique libanaise, et de son allié Amal, dirigé par le chef du Parlement Nabih Berri, qui réclament entre autres le portefeuille des Finances.

Le Liban vit depuis un an l'une des pires crises économiques, sociales et politiques de son histoire, marquée par une dégringolade de sa monnaie nationale, une hyperinflation et une paupérisation à grande échelle de la population.

La crise a été amplifiée par la pandémie du Covid-19 et l'explosion tragique le 4 août au port de Beyrouth, ayant catalysé la mobilisation de la communauté internationale.