Le Royaume-Uni réplique avec une mission de protection à l’arraisonnement de son pétrolier.
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Londres a annoncé lundi vouloir mettre en place une mission de protection maritime dirigée par les Européens dans le Golfe, en réponse à l’arraisonnement par l’Iran d’un pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz. L’objectif avoué est de "soutenir un passage sûr à la fois pour les équipages et les cargos dans cette région vitale", a déclaré Jeremy Hunt devant les députés britanniques.

Il a ajouté qu’il voulait que cette mission soit opérationnelle "aussi vite que possible".

Cette mesure ne fait "pas partie de la politique des États-Unis de pression maximum sur l’Iran parce que nous restons déterminés à préserver l’accord nucléaire iranien", a précisé le ministre.

En annonçant une présence internationale accrue dans le Golfe, Jeremy Hunt a expliqué qu’il avait pris cette décision "le cœur lourd" et que Londres ne "cherche pas la confrontation".

Il s’agit, a expliqué le ministre, de protéger la "liberté de navigation, en gardant à l’esprit qu’un cinquième du pétrole mondial, un quart de son gaz naturel liquéfié […] passent par le détroit d’Ormuz chaque année".

De son côté, le gouvernement iranien a indiqué lundi que la saisie du pétrolier "était une mesure légale" nécessaire pour "assurer la sécurité régionale".

M. Hunt s’est entretenu dimanche avec ses homologues français et allemand, avec qui il a convenu que "la sécurité du passage des navires dans le détroit d’Ormuz est une priorité absolue pour les pays européens", selon le Foreign Office. "Nous ne voulons pas d’escalade supplémentaire", a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères allemand, Heiko Maas.

Propriété d’un armateur suédois et battant pavillon britannique, le pétrolier Stena Impero a été arraisonné vendredi par les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, au motif qu’il n’aurait pas respecté le "code maritime international", une version récusée par les Britanniques. Le navire et ses 23 membres d’équipage sont retenus au large du port de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran.