Cette décision survient deux jours après la menace brandie par une vingtaine de législateurs de l'opposition pro-démocratie de démissionner "en masse" en cas de disqualification de leurs collègues.

Le gouvernement hongkongais a publié un communiqué affirmant que ces quatre élus "perdront immédiatement leur mandat de député".

Cette déclaration fait suite à l'autorisation accordée à Hong Kong, par l'un des principaux comités législatifs de Chine, de révoquer tout législateur considéré comme constituant une menace pour la sécurité nationale, sans même passer devant une juridiction.

Le camp pro-démocratie à Hong Kong fait l'objet d'attaques soutenues depuis que Pékin a imposé fin juin une loi draconienne sur la sécurité nationale en réponse aux manifestations de l'an passé.

Elles peuvent prendre la forme d'arrestations pour des messages publiés sur les réseaux sociaux, et ont entraîné le départ à l'étranger de militants.

Le Parlement vote les lois à Hong Kong, mais seuls la moitié des 70 sièges du parlement sont soumis à des élections directes, et un système complexe de nomination garantit aux forces pro-Pékin une majorité. Une démission de masse le laisserait presque entièrement aux mains de parlementaires suivant la ligne de Pékin.

Échauffourées et protestations y éclatent régulièrement, la minorité pro-démocratie ayant souvent recours à l'obstruction pour tenter d'arrêter des projets de loi auxquels elle s'oppose.