Asie L’accident pourrait avoir eu lieu lors du test d’un missile de croisière.

L’agence nucléaire russe a indiqué lundi que les cinq spécialistes tués dans l’explosion survenue jeudi sur une base de tir de missiles nucléaires dans le Grand Nord travaillaient sur de "nouveaux armements". Des experts américains ont estimé que l’accident, dont les autorités n’ont reconnu que samedi le caractère nucléaire, pourrait être lié aux tests du missile de croisière "Bourevestnik", l’une des nouvelles armes "invincibles" vantées par le président Vladimir Poutine en début d’année.

L’agence nucléaire russe Rosatom a célébré lundi la mémoire des cinq membres de son personnel tués dans l’explosion, assurant vouloir "continuer le travail sur les nouveaux types d’armes, qui sera dans tous les cas poursuivi jusqu’au bou t".

Selon Rosatom, ses spécialistes fournissaient de l’ingénierie et du support technique pour "la source d’énergie isotopique" du moteur du missile à l’origine de l’explosion, qui s’est produite sur une "plate-forme maritime" et qui a jeté plusieurs employés à la mer. Immédiatement après l’accident, le ministère de la Défense avait seulement déclaré que les faits s’étaient produits au cours de l’essai d’un "moteur-fusée à ergols liquides", mais n’avait pas décrit l’accident comme impliquant du combustible nucléaire.

Il avait alors assuré qu’il "n’y a pas eu de contamination radioactive", mais la mairie d’une ville située près de la base avait dit avoir "enregistré une brève hausse de la radioactivité" avant de retirer sa publication.

Des experts ont lié l’accident aux tests du "Bourevestnik", missile à propulsion nucléaire dévoilé en grande pompe par Vladimir Poutine en février mais pas encore au point selon les spécialistes. D’une "portée illimitée" selon le Président, il serait capable de surmonter quasiment tous les systèmes d’interception.