Ce justiciable indonésien au nom illustre est un policier de haut rang ayant le grade de "général".

Les magistrats du tribunal de Jakarta chargé des affaires de corruption l'ont jugé coupable d'avoir accepté des pots-de-vin de respectivement 370.000 dollars et 200.000 dollars singapouriens (140.000 dollars américains) d'un fugitif, à l'issue de son procès retransmis en ligne.

Napoleon Bonaparte avait en contrepartie annulé une "notice rouge" d'Interpol, qui alertait les autorités sur le fait que ce fugitif indonésien, Djoko Soegiarto Tjandra, était recherché pour le détournement de fonds de la Bank Bali.

Cette manipulation avait permis à ce dernier de retourner en Indonésie après une cavale de 11 ans.

L'homme d'affaires indonésien recherché a finalement été arrêté en Malaisie en juillet dernier.

Napoleon Bonaparte a rejeté ces accusations jusqu'au bout.

"J'en ai assez de ces humiliations qui durent depuis juillet de l'année dernière. Je préfère mourir plutôt que d'accepter cette humiliation pour ma famille", a-t-il déclaré après la sentence.

Il a annoncé son intention de faire appel.

En plus d'une peine d'emprisonnement, Napoleon Bonaparte a été condamné à payer une amende de 100 millions de roupies (6.900 dollars).

Ce haut responsable de la police a été démis de ses fonctions de chef de la division des relations internationales de la police indonésienne. Mais il garde son rang de "général".

Un autre haut responsable de la police indonésienne, le général Prasetijo Utomo, a aussi été jugé coupable d'avoir accepté un pot-de-vin, de 100.000 dollars, du même fugitif.

L'Indonésie connaît de nombreuses affaires de corruption impliquant aussi bien les milieux d'affaires que les autorités et a du mal à se défaire de l'héritage du dictateur Suharto, au pouvoir de 1967 à 1998, soupçonné d'avoir détourné des milliards d'euros d'argent public.