Pressentie pour être celle qui succèdera à Kim Jong-un en cas de décès, qui est Kim Yo-jong, sa soeur, considérée comme étant plus sanguinaire que le dictateur actuel de la Corée du Nord? 

 
L’état de santé de Kim Jong-un inquiète . Même si Séoul a communiqué de bonnes nouvelles à son égard , le flou qui entoure l'homme fort de la Corée du Nord reste total. Depuis quelques jours, le nom de sa soeur, Kim Yo-jong, ressort dans les médias puisque cette dernière pourrait être la personne nommée pour remplacer Kim-Jong-un en cas de décès.

Kim Yo-jong, sa soeur, apparaît donc comme la numéro 2 du régime communiste, bien qu’ils aient aussi un frère aîné, Kim Jong-chol. Ce dernier n’avait pas été choisi pour succéder à leur père car trop sensible. D’après des informations diffusées dans les colonnes du quotidien japonais Yomiuri, mercredi 22 avril, "Kim Yo-jong aurait été officiellement nommée héritière depuis décembre dernier par le Comité central du parti des travailleurs." Une information qui n'a toutefois jamais été confirmée.

Aidan Foster Carter, spécialiste de la Corée du Nord, explique à l'agence NK News que mettre la soeur de Kim-Jong-un au pouvoir est la meilleure solution si le dictateur venait à disparaître. "Dans un contexte d’urgence et dans la mesure où Kim Jong-un veut que son régime lui survive, la sœur Kim Yo-jong est sa meilleure garantie."

En Corée du Nord, le poste de président est occupé depuis plusieurs générations par les membres de la même famille. En effet, Kim Jong-un avait succédé à son père Kim Jong-Il, décédé en 2011. Lui-même avait pris la place de son père Kim Il-sung, fondateur de la Corée communiste, mort en 1994.

Mais qui est la numéro deux du parti, Kim Yo-jong ? Beaucoup de mystères entourent cette femme qui serait âgée entre 31 et 33 ans. Elle avait fait sa première apparition publique en décembre 2011 lorsqu'elle commémorait la mort de son père.

Ce jour-là, Kim Yo-jong était apparue en larmes devant les médias présents pour l'occasion qui la découvraient pour la première fois publiquement. Celle-ci serait mariée au fils d’un chef du régime, Choe Ryong-hae, et ils auraient au moins un enfant (deux d’après certains médias).

Informatique, Trump et vie secrète

Ce qui est sûr, c'est que la jeune femme a étudié et passé sa jeunesse en Suisse, tout comme son frère avant qu'il ne prenne le pouvoir de son pays natal. Kim-Yo-jong parlerait couramment plusieurs langues dont le Français et est diplômée en informatique.

Si cette femme a si peu souvent été mise sur le devant de la scène, c'est parce qu'elle le souhaitait. Dans l’ombre, c’est elle qui gérait les plans de communication de son frère depuis plusieurs années. En 2011, elle est nommée par Kim Jong-un au département de la communication étatique. La jeune femme, qui n'est citée dans les médias qu'à partir de 2014, s'engage à bâtir l’image de son frère Kim Jong-un partout dans le monde. 

Fin 2014, signe d’une confiance absolue, Kim Jong-un la nomme vice-directrice de la propagande du régime. Dans le culte de la personnalité qu’elle forge autour de son aîné, elle s’attache à montrer un chef d’Etat bienveillant, accessible, à l’image de leur grand-père Kim Il-sung. Ce qu'elle réussit à faire pleinement en organisant plusieurs visites dans des foyers humbles et en affichant le dictateur nord-coréen avec certaines personnalités comme le basketteur américain Dennis Rodman.

Ses apparitions en public sont donc très rares même si elle commence à se montrer davantage ces dernières années. Outre sa présence lors de la rencontre historique entre les deux Corées au moment des Jeux Olympiques, selon certains spécialistes de la Corée du Nord, elle aurait joué un rôle prépondérant dans le rapprochement entre Donald Trump et Kim Jong-un après l’escalade diplomatique au sujet de l’arme nucléaire. C'est également ce jour-là que Kim Yo-jong a été découverte par le monde entier lorsque les projecteurs se sont braqués sur elle.

En mars dernier, elle avait félicité publiquement Donald Trump d’avoir envoyé à Kim Jong-un une lettre dans laquelle il espérait garder de bonnes relations bilatérales et proposait de l’aide pour faire face à la pandémie de coronavirus.


Il est difficile de savoir beaucoup de choses à propos de la soeur du dictateur de la Corée du Nord tant les informations ne circulent que très peu au sujet de la vie privée des dirigeants du parti. Certains médias japonais rapportent que la soeur de Kim-Jong un serait l'alter-ego de ce dernier mais en plus sanguinaire encore.