Le mois dernier, des milliers de personnes s'étaient ruées dans un village du centre du Sri Lanka, défiant les restrictions sanitaires, pour s'y procurer le sirop fabriqué par Dhammika Bandara, un menuisier.

Le ministre chargé des Femmes et du Développeent de l'enfant, Piyal Nishantha de Silva, comme plusieurs autres hommes politiques, était allé boire cette mixture. Mais il a depuis contracté le virus et dû être admis à l'hôpital, selon des fonctionnaires du Parlement.

Les membres de la famille d'un autre politicien originaire du village de Dhammika Bandara ont également été contaminés bien qu'ils aient eux aussi bu le fameux remède.

Les médias pro-gouvernement s'étaient largement fait écho des vertus de la boisson dont la formule, prétendait Dhammika Bandara, lui avait été révélée par Kali, déesse hindou de la mort et de la destruction du mal. Les seuls ingrédients qu'il a admis avoir utilisé dans sa recette sont le miel et la noix de muscade.

Le gouvernement s'est depuis empressé de prendre ses distances avec Bandara, dont la préparation avait été approuvée comme complément alimentaire par l'Unité officielle de médecine autochtone.

"Bien que certains parlementaires en aient pris, le gouvernement ne le soutient pas", a déclaré Keheliya Rambukwella, ministre de l'Information et des Médias.

Le nombre de contaminations par le coronavirus au Sri Lanka est en recrudescence depuis octobre, étant passé de 3.300 cas de contaminations et 13 décès à plus de 53.750 cas et 270 décès aujourd'hui.