L'activiste Panupong Jadnok dit "Mike" et l'avocat des droits de l'homme Anon Numpa vont quitter l'hôpital de l'université de Thammasat à Bangkok où ils étaient soignés après avoir contracté le coronavirus en prison, a indiqué l'association Thai Lawyers for Human Rights, qui les représente.

Ils ont dû verser une caution de 200.000 bahts (plus de 5.200 euros) chacun, n'ont pas le droit de quitter le territoire ni de participer à des activités considérées comme diffamatoires envers la puissante monarchie.

Deux autres têtes d'affiche de la contestation Parit Chiwarak dit "Penguin" et Panusaya Sithijirawattanakul dit "Rung" ont déjà été libérés sous caution ces dernières semaines.

Les quatre leaders font partie des quelque 90 activistes accusés d'avoir violé l'année dernière la stricte législation sur le lèse-majesté qui punit de jusqu'à 15 ans de prison toute insulte, critique ou diffamation envers le Roi et sa famille.

Au plus fort du mouvement qui a secoué le royaume pendant des mois, des dizaines de milliers de protestataires ont défilé dans les rues de Bangkok pour réclamer la démission du Premier ministre Prayut Chan-O-Cha, une nouvelle Constitution et une réforme de la monarchie - un sujet jusque-là totalement tabou dans le pays où la famille royale est considérée comme intouchable.

Le mouvement a faibli depuis le début de l'année en raison de la pandémie de coronavirus.

Sur les 311.000 prisonniers que compte la Thaïlande, plus de 26.000 ont contracté le Covid-19 ces dernières semaines, dont plusieurs activistes pro-démocratie.