Vendredi soir, quelque 3.000 personnes se sont réunies dans le centre de la capitale malgré la promulgation la veille d'un décret d'urgence interdisant tout rassemblement de plus de quatre personnes.

Après plusieurs heures de manifestation, la police anti-émeute a utilisé des canons, projetant de l'eau et des substances chimiques irritantes, pour disperser les militants, un signe d'escalade inédit dans cette crise qui dure depuis plus de trois mois.

Les manifestants ont déployé des parapluies devant eux, une tactique de protection empruntée à leurs homologues de Hong Kong. Peu après, ils ont quitté les lieux.

Quatre policiers et onze contestataires ont été blessés, selon les forces de l'ordre.

65 personnes ont été arrêtées depuis mardi, dont neuf leaders du mouvement pro-démocratie, a indiqué à l'AFP l'ONG Thai Lawyers for Human Rights.

Un journaliste thaïlandais a été interpellé vendredi, d'après son employeur, le site d'information en ligne, Prachathai.

La contestation réclame la démission du Premier ministre, Prayut Chan-O-Cha, et une réforme de la puissante et richissime monarchie, un sujet tabou il y a encore peu dans le royaume.