En Iran, où le nombre officiel de morts du Covid-19 a une nouvelle fois bondi, la classe politique n'est pas épargnée. Plusieurs politiciens iraniens ont contracté le coronavirus.

Ce lundi, un haut conseiller du chef suprême iranien, Mohammad Mirmohammadi est décédé des suites du coronavirus, à l'âge de 71 ans, selon plusieurs sites anglophones. Selon le Tehran Times, la famille du défunt n'a pas encore confirmé le lien entre le décès et le Covid-19.

Il s'agit de la première mort d'un membre du cercle restreint du chef suprême Ali Khamenei. L'Iran compte le plus lourd bilan de cas et de décès liés au coronavirus, après la Chine. En 24 heures, l'épidémie a fait douze morts supplémentaires, portant leur nombre à 66. Environ 1500 personnes sont contaminées, soit 523 de plus que dimanche, même si 290 patients ont guéri de la maladie.

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Le prix de l'alcool pour les mains explose

Dans une interview à La Libre, une hôtesse Ryanair a témoigné de l'inquiétude qui règne au sein de la capitale iranienne, Téhéran, où les masques, gels antiseptiques et alcooliques sont désormais pratiquement introuvables en magasin. "Normalement, un litre d'alcool pur coûte deux euros ici, mais ce lundi nous avons du débourser... 20 euros pour en acquérir une. Et encore, ici nous avions une réduction. Cela peut monter à 30 euros la bouteille", nous indique Julia*, hôtesse Ryanair actuellement coincée à Téhéran.

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* prénom d'emprunt