L'exploit a suscité un déluge de critiques au sein de l'opposition et des médias sud-coréens, effondrés de découvrir que le fugitif n'a pas été repéré par les militaires sud-coréens, alors qu'il était apparu plusieurs fois sur des caméras de sécurité et que son passage avait même déclenché des alarmes. Et lorsque sa présence a finalement été signalée, il a fallu trois heures pour arrêter cet homme, qui avait enfilé une combinaison de plongée et des palmes pour contourner la Zone démilitarisée (DMZ).

L'homme, âgé d'une vingtaine d'années selon les médias, a touché terre au nord de Goseong, une ville de la côte est. "Il a vraisemblablement nagé pendant environ six heures, vêtu d'une veste matelassée sous sa combinaison de plongée et portant des palmes. Ses habits l'ont aidé à rester au chaud et à le maintenir à flot", a déclaré un responsable de l'état-major interarmes cité par l'agence sud-coréenne Yonhap, qui n'a pas précisé son nom.

Les courants de marée ont joué en sa faveur, a-t-il observé, et il a abandonné tout son équipement avant d'emprunter une canalisation d'évacuation d'eau passant sous les barbelés interdisant théoriquement l'accès de la mer en cette partie du littoral.

Pendant plus de trois heures, il est apparu huit fois sur les caméras de vidéosurveillance et des alarmes sonores ont retenti deux fois. Mais les militaires chargés de surveiller la frontière ne l'ont pas remarqué.

Quand la traque a été lancée, les soldats ont mis trois heures pour le découvrir, visiblement endormi.

Des responsables ont affirmé que cet homme, qui était vraisemblablement au Nord un civil, aurait exprimé le désir de faire défection.